Terres…

Procession

Posted in Amen, Prose, Works in progress by dbourrion on 17 mai 2009

Alors nous fûmes soudain et cent et mille assemblés là rassemblés là sur la place du village à attendre quoi le soir que la nuit tombe qu’elle puisse nous dissimuler que les cierges que nous tenions tous à la main puissent être allumés servent à quelque chose à nous montrer notre propre chemin à éclairer nos propres errances et que de loin de là et de là-bas sur les collines on puisse voir s’étirer sur la route cette semaille de lumignons cette nuée toute vacillante le vent courait entre nos jambes avec nos petits qui jouaient là sans bien comprendre ce que nous préparions d’un seul coup il a fait sombre d’un seul coup il n’y a plus eu que ces masses lourdes nos silhouettes et le silence est arrivé et avec lui le prêtre noir qui est sorti de son église au moment juste au moment où nous aurions pu sentir la crainte cette ancestrale terreur de l’ombre et de lui l’on ne voyait plus rien seulement la main qui protégeait ce qu’il tenait une lumière toute la lumière accrochée là dessus son cierge accrochée là dedans la main et qu’il a porté apporté puis partagé avec certains avec certaines qui ont même fait même partage avec ceux qui au près d’elles autour d’elles se rassemblaient et comme cela de place en place de mains en mains le jour est venu et l’on voyait à chaque fois sur celui-çi sur ce morceau de chaude lumière nos visages blêmes nos pauvres traits nos faces meurtries dont rien jamais ne guérirait les rides cicatrices les marques laissées par cette chienne par toutes ces heures toute cette haine et ainsi donc nous sommes revenus de la nuit noire de notre obscur mais pour combien combien de temps quand tout le monde a été là le prêtre noir s’est ébroué a pris son livre son livre d’or et dans la nuit contre laquelle il luttait en la portant en en étant une belle part il a chanté il a marché et nous derrière comme moutons nous sommes allés et pour quoi faire et pour quoi dire nous lui étions reconnaissants de nous donner une illusion parce que sinon qu’aurions-nous faits de tout cela de ce fumier qu’étaient nos vies qu’aurions-nous faits de nous ici c’était bien mieux d’aller ainsi telles chenilles en processions ainsi soit-il ainsi soit-il.

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Une Réponse

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  1. fbon said, on 17 mai 2009 at 7:53

    lu


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