Terres…

Et jusqu’à l’os

Posted in Prose, Works in progress by dbourrion on 12 mars 2009

Jusqu’au moment où ce que nous espérions du temps, des jours, d’un futur dont nous pensions qu’il changerait dedans nos vies ce que nous ne supportions plus, se soit effondré de son propre poids, comme cela, et miné par dessous par les coups de boutoir, le travail de sape, du temps lui-même, se rongeant en dedans, par dedans lui, quasiment tel, mais autrement, que ces animaux qui tombés dans nos pièges retors se dévoraient la patte pour s’en tirer, s’avalaient crus, y laissaient ce qu’il fallait pour pouvoir s’en aller, abandonnaient derrière quelques lambeaux, des os, de sanguinolentes pièces d’eux que nous retrouvions au matin, et Gros Jean comme devant, dans nos machines aux dents de fer maculées de sang frais, et vides, et que l’on pouvait lire, aussi, comme un message que nous adressaient, mais de loin, ces bêtes-là, qui l’étaient sans doute bien moins que nous, et nous disaient, avec cela, qu’elles étaient loin, meurtries, blessées, mais loin, et libres, quand nous n’avions pour nous, en guise de liberté, que celle que nous laissait la chaîne que nous nous étions mis, nous-même, au cou.

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