Terres…

Trémie

Posted in Prose, Works in progress by dbourrion on 11 février 2009

Me disant tout serait donc toujours comme cela dans la guimauve des jours des soirées mortes des nuits qui venaient par l’arrière toujours traîtresses me déchirant les yeux me mordant à l’épaule tentant de me faire chuter dans la trémie du vide c’était maintenant par vagues des frissons secs et courts et le chemin qu’ils traçaient n’avait nul visage nul horizon sans doute était-ce comme une impasse la fine empreinte de moi ne laisserait pas de souvenirs pas de regrets j’entendais dans un lointain vide le grognement d’une machine sa lente déglutition mais qu’avalait-elle donc dans sa mastication comme éternelle j’ai laissé la marée monter le long de mon imaginaire et quand ma propre et vaine présence m’a étouffé je me suis laissé partir tout au fond.

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Une Réponse

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  1. 36poses said, on 11 février 2009 at 3:08

    écrire qu’on apprécie lire ça en sachant qu’il n’y aura pas de réponse au bout du mot mais le dire comme juste un don voilà c’est dit


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