Terres…

Encensoir (2)

Posted in Prose by dbourrion on 12 janvier 2009

… jusqu’à ce que les cierges eurent fondus autant qu’ils le pouvaient, c’est-à-dire jusqu’à tant qu’il ne resta plus rien d’eux que les éclaboussures qu’ils avaient laissées sur le sol, autour des traces des six pieds ronds qui les portaient haut et leur permettaient d’encadrer très exactement, symétriquement, le cercueil, les cercueils – c’était toujours les mêmes pieds, la même disposition de maison en maison, de pièce en pièce, de mort en mort, et ceci sans que rien ni personne ne puisse y changer un détail, eux, les détails justement, se répétant selon un décorum immuable, au point qu’il nous semblait, à chaque fois que nous entrions dans l’une de ces chambres mortuaires, que nous allions y trouver nos pères, ou les pères de nos pères, assis autour du mort, de la morte, à le ou la veiller…

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