Terres…

Vivre (1)

Posted in Prose, Works in progress by dbourrion on 28 juillet 2008

Tu ne sais rien d’abord. Ta vie est une suite de jours dans laquelle tu vas sans te rendre compte. Tu marches, tu ris, tu pleures, tu vas comme d’autres meurent, et rien de plus, et rien de moins. Tu ne sais rien, et même pas si cette vie-là est une vie heureuse. Tu ne te poses pas la question. Tu vas, et c’est bien suffisant pour toi.

Au vrai, tu sens que quelque chose manque, mais ce manque-là n’a nul nom, aucune forme. C’est juste un creux au dedans de ton cœur, une fente dedans ton âme, dont tu ne sais que faire. Les jours où tu avances moins vite, tu pressens que ce manque est en fait toi, ce qui à la source de ton être est le commencement, mais tu préfères ne pas t’y arrêter.

Alors tu regardes passer le temps, dans son murmure rauque et grave et constant, et rien ne te fait plus vibrer même si parfois d’autres regards, quelques visages, te donnent encore à espérer.

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Une Réponse

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  1. Nicolas Bleusher said, on 3 août 2008 at 6:42

    Voilà qui est bien vu, bien ressenti, plutôt. Bien vécu, en fin de compte…


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